Ce serait grandiose si ce n’était aussi triste

12 octobre 1914 Par Albert Vigon 0

Rien de neuf. Reçu cartes Adèle du 30 septembre et 2 octobre, et une carte de papa du 1er octobre.

Beau temps. Matinée calme, quelques coups de canon allemands.

Cet après-midi, impossible de rentrer au village pour la corvée d’eau, car les obus allemands tombent sur le village et ont tué un soldat et blessé une femme. Vers le soir, duel d’artillerie. Mais bientôt l’artillerie française seule tire, principalement sur les casernes et sur les tranchées allemandes.

La nuit, fusillade et canon sur la droite (bois de Malinbois), nos troupes ont attaqué. Ce serait grandiose si ce n’était aussi triste ; canon sans intermittence ; les ennemis ont braqué un projecteur dans la direction des Paroches pour voir s’il ne se produirait pas une attaque de ce côté. Cela dure jusqu’à une heure du matin, après cela tout rentre dans le calme. Pour nous, nous restons spectateurs.

J’écris à Gustave et Adèle.

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