J’ai fait mes débuts comme fourrier

18 octobre 1914 Par Albert Vigon 0

Toujours temps couvert et froid, brouillard tout le jour.
Journée calme, seul le canon français tonne de temps à autres, principalement sur les casernes de Chauvoncourt.

J’ai fait mes débuts comme fourrier. À la distribution, tout va bien.
Reçu l’après-midi le paquet annoncé par Adèle.
Je suis équipé pour la campagne : j’ai à peu près tout ce qu’il me faut. J’ai surtout reçu avec plaisir les quelques friandises. Mon imperméable commence aujourd’hui à me rendre service car il pleut par intermittence.
Écrit Adèle.

Nuit toujours troublée par le canon ennemi, qui bombarde furieusement le village des Paroches et le bois du même nom ; c’est lugubre d’entendre ce bruit continu dans la nuit. De temps à autre les projecteurs allemands inondent toute la plaine de clarté. Nos sapeurs du génie qui ont fait un couloir allant du bois à la caserne sont obligés de se coucher à plat ventre pour ne pas être aperçus par l’ennemi.
Dans les tranchées cependant l’on dort à peu près tranquilles malgré la fusillade et le canon.

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