Mauvais début. Position intenable.

7 septembre 1914 Par Albert Vigon 1

Mauvais début. À 3 h du matin notre artillerie ouvre le feu et immédiatement l’ennemi répond. Position intenable. Notre compagnie se replie à droite dans le bois avec mission de secourir la 18e et 19e qui sont tout à fait en avant.

Risquons mille fois la mort car nous trottons au milieu de la mitraille. Dans le bois, grêle d’obus. En une demi-heure l’artillerie allemande force les marsouins de notre régiment postés en avant à se replier avec grande perte. Impossible de se porter à leur secours : serions tués sans profit. Le capitaine a son pantalon troué par les balles sans une seule blessure, plusieurs sont blessés parmi nous.

Battons en retraite et rencontrons le colonel, sans aucun officier, avec deux cents hommes environ du 42e. Tout ce qu’il reste du régiment. Restons à la lisière du bois et attendons les événements. De temps à autres des obus allemands arrivent.

Nous nous disposons à passer la nuit sans boire ni manger. On entend les plaintes des blessés. De temps à autre quelques coups de feu.

Nuit blanche, impossible de se reposer, obligés que nous sommes à nous tenir à genoux dans la tranchée.

Peu à peu arrivent les égarés qui le matin s’étaient enfuis dans le bois.

19140907-001 Premier jour de la Bataille de la Marne

19140907-002 Premier jour de la Bataille de la Marne

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